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La Franco-Canadienne

De la création d'un "Juniorat"...

Dans les années 1880 (Décrets 'Jules Ferry') puis 1903-05 (Lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat), appartenir à une congrégation religieuse était un délit ! La IIIè République s’emparait des immeubles, tout en expulsant leurs occupants. Les Oblats n’ont pas échappé à la règle ! Cependant, ces années sont aussi marquées par nombre d’adolescents partageant le rêve de devenir missionnaires (Canada, Ceylan, Afrique du Sud). L’Ecole publique ne pouvait scolariser tout le monde ; les diocèses avaient leurs petits séminaires… Il n’y avait donc pas d’avenir pour les congrégations missionnaires, si elles n’organisaient pas elles-mêmes, leurs propres établissements de formation, appelés « juniorat ».

La guerre de 1914-1918 amena l’Administration française à faire preuve de tolérance en fermant les yeux sur la reconstitution de communautés religieuses… C’est ainsi qu’en 1917, par l’intermédiaire de la Corporation épiscopale du Mackenzie (entité légale au Canada), les Oblats font l’acquisition du 'domaine de Chavril' (10ha). Le projet est, on ne peut plus clair : trois ans de travaux entre 1926 et 1928 pour y construire à proximité de la maison de maître ce juniorat tant attendu « l’Ecole du Petit Sainte Foy ». Etre à Sainte Foy-lès-Lyon était également stratégique : on était à la fois en zone rurale et à proximité de Lyon où l’on était certain de trouver de jeunes candidats.

A la guerre de 1939, les Oblats ayant été appelés sous les drapeaux, les élèves sont renvoyés dans leurs familles et les locaux sont même réquisitionnés pendant quelques mois en vue d’y constituer un hôpital. Comme Lyon était en zone libre, la communauté a pu se reconstituer petit à petit. A noter le travail déterminant des Oblats Frères à la ferme assurant ainsi une part très appréciable du ravitaillement. On survécut, bien plus, on vécut ainsi courageusement jusque vers 1945…

... à une extension à une Ecole

A la fin de la seconde guerre mondiale, le juniorat se transforme en collège ouvert à tous ; l’Ecole du Petit Sainte Foy laisse sa place pour « l’Ecole Franco-canadienne » ou communément appelée « la Franco », école originale et novatrice tant dans son organisation, son environnement (la ferme tenue par les Frères) que dans sa pédagogie (les cours assurés par les Pères puis les laïcs) et son ouverture vers l'extérieur… Une école en avance sur son temps.

Malgré les aléas, « la Franco » remplit son rôle en formant des futurs missionnaires (les Amérindiens et les Inuits du Grand-Nord canadien, les Cinghalais et les Tamouls de Ceylan, les Zoulous et les Basotho d’Afrique du Sud, ou bien encore un travail missionnaire en France).

Pour aller plus loin

Sur le site de notre Province de France, retrouver l'article d'un ancien de la "Franco", Maurice Mathevet.