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Origine de la maison

L'urbanisation de Sainte Foy

Sainte Foy-Lès-Lyon, municipalité limitrophe à l’ouest de Lyon compte aujourd’hui 22 000 habitants contre 3500 en 1917, date à laquelle les Oblats acquirent leur maison ! L’adresse ancienne, Chemin de Chavril, confirme l’environnement rural. Mais comme pratiquement tout le pays à cette époque, l’urbanisation date de l’après-guerre. D'ailleurs, depuis une quarantaine d’années, le Chemin est devenu Rue, trace de cette métamorphose. Aujourd’hui, ce nom est donné pour le quartier, la rue, le chemin, l’impasse, l’ensemble résidentiel du « Petit Chavril » ; ce nom est aussi donné à au moins trois arrêts de bus, signe de l'étendue du quartier à l'époque...

Mais, au fait, d’où vient ce mot « Chavril » ?

Nizier du Puitspelu (Clair Tisseur) donne, dans son ouvrage Les Oisivetés, l’étymologie du nom : « De capra (chèvre) avec le suffixe -il comme dans courtil ou chenil ». Chavril était donc primitivement un parc ou une étable à chèvres ! Pas étonnant que la propriété acquise par les Oblats s’étendait de la maison actuelle jusqu’à l’actuel ensemble résidentiel « La Calmeraie », jouxtant le Fort des CRS !

Descriptif de la Maison

La construction de cette maison de maître au 19 rue de Chavril, remonte aux années 1730.
La façade Sud, côté parc, présente 7 travées de fenêtres rectangulaires dont le décor des ornements est caractéristique du dernier tiers du XVIIIème siècle.
La façade Nord était du même type que la façade Sud mais l’ordonnance a été transformée par l’adjonction beaucoup plus sobre de nouvelles ouvertures.
Le sous-sol est toujours occupé par une grande cave voûtée de 130m² environ.
Un bâtiment annexe a été accolé à la façade Est au début du XIXè siècle (cadastre de 1823).

Quelques propriétaires, au fil des siècles

1730 : M. Pierre Gronier, marchand cardeur de soie à Lyon
1735 : Par l'intermédiaire de M. Jacques Cabaret, notaire, les chanoines de Saint Irénée deviennent propriétaires. A cette époque, le domaine s'étend sur 11 ha et comprend 2 habitations.
1762 : Devant les lourdeurs des charges du domaine, les chanoines revendent la propriété à M. Clément Boyron.
1774 : Le grand sacristain et chanoine-comte de l'Eglise de Lyon, Jacques de Saint Aubin de Saligny devient le nouveau propriétaire que l'on suppose être l'auteur de travaux complémentaires.
1790 : Etienne Fontaine, chevalier de Saint Louis reprend le domaine. Il est arrêté comme "contre révolutionnaire" en 1793 et un plus tard, ses biens sont confisqués.
XIXème siècle : Succession de propriétaires
1917 : Acquisition du domaine par la Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, via une corporation canadienne... L'épopée de la "Franco-canadienne" est ici en germe.